01 Apr Une excellente saison au skieur acrobatique Félix Cloutier-Asselin!

Eddyfi Technologies est honoré de participer à la campagne de financement du jeune skieur acrobatique Félix Cloutier-Asselin qui vient tout juste de terminer son quatrième circuit NorAM avec une nette ascension à la suite de chacun de ses passages. Cette année, avec deux finales en duel et plusieurs top 30 en simple, cette amélioration contribue à l’essor de la carrière cet athlète en plein envol. Nous sommes fiers de contribuer au projet sportif de cette personnalité québécoise, et nous nous sommes entretenus avec Félix Cloutier-Asselin pour en apprendre davantage sur l’athlète, au-delà des statistiques.

 

● Comment as-tu fait tes débuts en ski acrobatique?
J’ai commencé le ski acrobatique à l’âge de 7 ans au Club de ski acrobatique du Mont Sainte-Anne. Je crois qu’à cet âge, on n’entre pas dans un tel club par amour de la discipline, mais plutôt parce que tes parents l’ont voulu, ou encore parce que des amis y ont sont aussi. Au fil des années, tu remarques qui sont vraiment les entraineurs de ton école de ski, c’est-à-dire des grands skieurs du circuit de la Coupe du monde. C’est eux qui m’ont partagé leur amour du ski et de la bosse et qui m’ont donné le gout de travailler fort pour un jour me rendre à leur niveau.

À la longue, j’ai progressé dans les niveaux de compétition et j’ai réalisé à quel point j’aimais la compétition. Toutes les heures d’entrainement et les efforts que tu donnes à longueur d’année pour finalement un 25 secondes où tu espères connaitre le succès. Ça créer des émotions incroyables qui te marquent longtemps.

● Quels sont les obstacles/réussites les plus significatives dans ton parcours sportif?
Il y a deux ans, j’ai subi une déchirure au ligament croisé antérieur du genou droit. C’est une blessure qui, dans mon sport, arrive malheureusement trop souvent et qui est très longue à réparer. J’ai eu une réhabilitation très rapide qui m’a permis un retour au ski six mois post opération. J’ai donc pris la décision de revenir à la compétition très rapidement aussi malgré des douleurs au genou, et l’an dernier j’ai vécu une année très difficile. Échec après échec en compétition, j’ai eu beaucoup de difficulté dans mes entrainements. Je crois que mentalement, cette blessure m’a mis beaucoup de pression.

La plus grande réussite de ma carrière a été ainsi de remonter la pente mentalement de cette blessure. Cette année, j’ai commencé l’année avec un état d’esprit complètement différent. J’ai réalisé pourquoi j’étais rendu à mon niveau : parce que j’aimais ce que je faisais. Dans mes entrainements j’ai appris à mieux apprécier mes bons coups, j’arrivais en compétition plus calme sans mauvais stress. Cette blessure m’a appris que de prendre un bon moment d’arrêt pour réaliser où est qu’on est rendu permet mieux se préparer pour le futur, et c’est ce genre d’apprentissage que je vais garder toute ma vie.

 

● Comment se déroule ta saison, quelles sont les compétitions à venir?
Ma saison tire à sa fin, je viens de terminer la semaine dernière le circuit NorAm. Le circuit NorAm, c’est 4 compétitions internationales avec 4 départs en simple et 4 en duel. Je suis quand même content, c’est ma meilleure saison NorAm depuis 4 années sur le circuit, mais tout de même un peu déçues dans le sens où j’avais des objectifs plus élevés et je sais que j’avais les aptitudes pour accomplir ses objectifs. Pour la suite, il me reste encore deux compétitions, le championnat canadien sénior et le championnat québécois. Deux compétitions assez plaisantes dues à la température souvent chaude et les bosses qui sont plus molles. Le championnat canadien aura lieu la fin de semaine du 23 mars à Val St-Côme et accueillera les meilleurs bosseurs du pays. Le championnat québécois aura lieu ici à Québec au relai et se tiendra la fin de semaine d’après le 29 et 31 mars. C’est une compétition moins relevée, mais qui offre souvent un gros spectacle. Mon but pour cette compétition est toujours d’épater la foule en allant plus haut et plus rapide que les autres compétiteurs. Un évènement à ne pas manquer où j’invite toujours ma famille et mes amis à venir.

● En quoi la commandite d’Eddyfi Technologies t’est utile?
C’est une bonne question! Clairement au niveau monétaire Eddyfi Technologies m’aide beaucoup. Par année, ma saison de ski me coute entre 25 000$ et 30 000$, ce qui comprend mon coaching, mes camps d’entrainement sur neige à l’été et à l’automne, mes compétitions, mon équipement et ainsi de suite. Je pense par contre qu’en plus du côté monétaire, la commandite d’Eddyfi Technologies joue beaucoup sur le niveau psychologique. Souvent, la saison passe très vite avec les entrainements qui s’enchainent toujours et vient un moment où tu perds un peu de vue pourquoi on s’entraine autant. Avec un tel appui d’une compagnie de Québec qui partage les mêmes valeurs que moi, je peux me consacrer à l’accomplissement de mes objectifs sans me poser trop de questions puisque je sais qu’il y a des gens derrière moi qui croient à ces objectifs. Ça me refocalise et me dit que c’est pour cette raison que je travaille aussi fort.

● Y a-t-il certains aspects de la pratique de ce sport qui sont méconnus? Par exemple, est-ce que ça interfère avec la vie scolaire, sociale, est-ce un mode de vie assez spécial, etc.?
Je pense ici que de cibler la vie scolaire et sociale c’est très légitime. En effet, je pense que c’est beaucoup plus difficile avec un mode de vie de compétition et d’entrainement comme le mien de combler école, amis et travail. Lorsque je pars de chez moi pour le ski, c’est rarement pour un ou deux journées. On part souvent des semaines ou même un mois complet et ça arrive plusieurs fois dans l’année, autant été qu’hiver. Ces absences donnent droit à un horaire assez inconstant et oui en effet pour les études ça devient un peu plus compliqué. Au Cégep, j’étais toujours en train d’aller voir mes professeurs ou de les écrire pour leur dire que j’allais devoir m’absenter pour plusieurs cours ou que j’allais devoir faire mes examens avant ou après la date prévue. En tout et partout, je crois que je suis maintenant beaucoup plus organisé que je l’étais dû à ces changements d’horaire constants.

Au niveau social aussi, je pense j’ai perdu de vu des amis que je n’aurais pas perdu de vu si je n’avais pas été en ski. Aujourd’hui, les gens que je côtoie le plus sont des amis de ski avec lesquels je suis à longueur d’année. À l’inverse, je connais maintenant des gens partout dans le monde et avec les réseaux sociaux de ce monde, c’est facile de prendre des nouvelles de ces gens-là, peu importe où je suis.

● Peut-être quelques mots sur tes intérêts en dehors du sport?
Ma grande passion après le sport se doit d’être la musique. J’ai suivi plusieurs cours de piano quand j’étais jeune avec lesquels j’ai fondé une bonne base musicale. Quand j’ai découvert que j’avais une petite guitare chez moi, j’ai tout de suite voulu apprendre à en jouer. Je joue plusieurs instruments de musique aujourd’hui, j’ai des logiciels sur mon ordinateur ou je créer de la musique et j’adore écouter beaucoup de musique dans mes temps libres, surtout trouver de nouveaux artistes.

Sinon, j’ai toujours aimé la physique et tout ce qui a trait à l’électricité. C’est aussi pourquoi j’aime bien avoir l’équipe de Eddyfi Technologies qui me soutient ainsi. C’est un domaine que j’apprécie beaucoup et je me verrais bien travailler dans ce domaine plus tard.

 

 

Félix, merci pour ces réponses détaillées, ce fut très intéressant et instructif! Nous sommes déjà très fiers d’où tu es rendu, et nous te souhaitons la meilleure des chances! Au plaisir de te compter un jour parmi notre équipe!

Pour en savoir davantage :
www.facebook.com/flix27

Categories

Uncategorized

comments powered by Disqus